Un monde de scapulaire #5 : San José de Oruro

Par le 17 novembre 2010 | 0 Comments »

Ce n’est pas l’équipe nationale argentine qui vous dira le contraire, un déplacement en Bolivie est toujours périlleux. Outre la pression des supporters locaux, les visiteurs doivent savoir gérer un match en altitude ce qui, souvent, nivelle les oppositions. Le voyage du jour vous emmène à 3700 mètres au dessus du sol, à Oruro, ancienne ville minière situé entre La Paz et Sucre, à la rencontre d’un des grands clubs boliviens : le Club Deportivo San José.

Si on vous demande de citer un grand club bolivien, le premier à sortir sera évidemment Bolivar. La Academia avec ses seize titres de champion sur 41 championnats disputés, domine la Ligue Bolivienne. Il est également le seul club bolivien à avoir atteint une finale continentale (c’était la Copa Sudamericana 2004). A ses côté, d’autres grands clubs participent au championnat professionnel et notamment un historique, le CD San José.

San Jose de Oruro

Fondé en 1942 par un groupe de mineurs, San José connait une première heure de gloire dans les années 50 pour devenir les « Húngaros Bolivianos » (les hongrois boliviens pour les trois du fond), parallèle fait alors entre le jeu déployé par le club (également surnommé El Santo) et la formidable équipe hongroise de l’époque. Club fondateur de la Ligue Professionnelle Bolivienne dans les années 70, San José attendra les années 90 pour connaître de nouveau le succès. Champion en 1995, vice champion en 1991 et 1992, San José disputera régulièrement la Copa Libertadores (pour atteindre les huitièmes de finale en 1996). Succès de courte durée puisque El Santo est rétrogradé en seconde division au début des années 2000. Mais l’historique ne perdra pas de temps. Il remonte l’année suivante et va alors entamer un lent retour vers les premiers rôles, couronné par le titre de 2007, le second de l’ère professionnelle pour le club. San José dispute alors la Libertadores 2008, terminant dernier de son groupe (en étant notamment humilié à Santos 7-0 mais en s’imposant devant les brésiliens en Bolivie). Malgré ces difficultés continentale, il semble que San José soit vraiment de retour : vice champion du tournoi d’hiver 2010, le club atteint les huitièmes de finale de la Copa Sudamericana (éliminé par Newell’s) en écrasant au passage les colombiens de l’Atlético Huila et reste actuellement en course pour le titre (troisième à deux points du leader à deux journées de la fin).

L’exploit face à Huila

Difficile cette semaine de sortir des joueurs tant le championnat et la sélection boliviennes sont totalement inconnus en France. Seuls joueurs connus, José Daniel Valencia, champion du monde argentin en 1978 venu terminer sa carrière à San José au début des années 90 ou encore Gustavo Quinteros, l’actuel sélectionneur de la Bolivie.

L’origine du  V azul.

Deux écoles « s’affrontent » lorsqu’on aborde la question de l’origine du V azul. Il y a celle de l’hommage au voisin argentin Vélez (San José et Velez ont un blason similaire) et il y a l’école de la belle histoire. Suite à la série de victoire des années 50 et le titre de 55, San José décide de placer un V symbolisant la victoire ainsi qu’une étoile jaune (le championnat) sur son blason. Présent sur le blason, le V azul est alors repris sur le maillot. Voila comment depuis, San José ne l’a plus quitté.

Pas de monde de scapulaire la semaine prochaine. Retour dans 15 jours. Nous atterrirons en Europe.

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