Un monde de scapulaire #2 : Vélez Sarsfield

Par le 27 octobre 2010 | 0 Comments »

Si on vous dit Vélez Sarsfield, vous devriez immédiatement penser à Chilavert. Le mythique portier paraguayen a tenu les cages du Fortín pendant neuf années, remportant avec le club tout ce qu’il est possible de remporter. Evoquer Chilavert est inévitable lorsqu’il s’agit de revenir sur l’histoire du club car sa présence coïncide avec l’époque dorée de Vélez.

Vélez : l’un des grands clubs argentins.

Fondé en 1910, le club, dont le nom est issu d’une station de chemin de fer située à proximité de son lieu de naissance (elle-même issue de Dalmacio Vélez Sársfield, grand homme politique argentin du XIXe à qui l’Argentine doit son code civil), Vélez va en effet entrer dans la cours des grands clubs argentins dans les années 90. Depuis le titre de 1993, cinq autres titres nationaux sont venus compléter le palmarès du club auxquels s’ajoutent une Libertadores, une Recopa Sudamericana, une Supercopa Sudamericana (ancêtre de la Copa Sudamericana) et surtout une Coupe Intercontinentale (en dominant le grand Milan).

Depuis, Vélez n’a plus quitté le haut du pavé, devenant même l’une des meilleures équipes après la chute progressive des historiques (Vélez est d’ailleurs l’une des trois meilleures équipes sur les trois dernières saisons, champion du tournoi de clôture 2009 et actuel second du tournoi d’ouverture 2010).

Chilavert, Bianchi

Je l’évoquais en ouverture de l’article, impossible de dissocier Vélez de Chilavert. Le second meilleur buteur de l’histoire du club en compétitions internationales (12 buts) restera LE gardien de légende du Fortín. Mais il n’est pas le seul grand joueur passé par le club.

Carlos Bianchi, Osvaldo Piazza pour les plus anciens et connus de l’autre côté de l’Atlantique, ou encore les grands défenseurs Mauricio Pellegrino (que les fans du Barca et de Liverpool doivent connaître), Oscar Ruggeri (champion du monde 86, capitaine de l’Argentine 94) et le célèbre gardien au numéro 5 champion du monde 1978, Ubaldo Fillol, tous ont porté les couleurs bleues et blanches de Vélez.

Cette saison, le groupe de Vélez est probablement l’un des meilleurs du pays : l’un des meilleurs gardiens du championnat Germán Montoya, les défenseurs internationaux Sebastián Domínguez et Emiliano Papa (que vous avez sans doute aperçus contre la France) et le milieu défensif et capitaine Leandro Somoza font de l’équipe l’une des plus redoutables défenses argentines (la seconde meilleure du pays pour être précis). Devant, Vélez peut compter sur l’un des meilleurs joueurs du championnat depuis quelques saisons, l’un de mes joueurs préféré, l’uruguayen Santiago Silva, épaulé par deux gamins géniaux Maximiliano Moralez et Jonathan Cristaldo. Vous l’avez compris, si vous devez suivre une équipe en Argentine à l’heure actuelle, c’est très probablement Vélez (ok, je n’oublie pas Estudiantes, ni Godoy Cruz, d’ailleurs entrainée par l’ancien avant centre de Vélez, Omar Asad que vous avez vu dans la vidéo du début d’article).

Un beau scapulaire marine.

Les présentations ainsi faites, intéressons nous désormais au maillot de Vélez dont l’histoire est assez intéressante.  Lors de la fondation du club, les premières couleurs choisies seront le marine et blanc. Pas encore de V, un simple maillot uni. Quelques années plus tard, avec l’arrivée massive d’immigrés italiens, le club change totalement de maillot et de couleurs pour prendre celles du drapeau italien : vert, blanc et rouge pour les trois du fond. Ce choix est à l’origine d’une histoire d’amitié peu commune entre un club argentin et un club brésilien.

En effet, outre les couleurs, le maillot choisi alors est identique à celui de Fluminense (voir une belle comparaison ici). Il n’en faut pas plus pour que l’amitié naisse entre les deux équipes et leurs supporters, amitié renforcée par un ennemi commun, Flamengo. Si la rivalité Fla – Flu n’est plus à démontrer, celle entre Flamengo et Vélez remonte à un match de Supercopa Sudamericana au cours duquel le (très) rugueux Flavio Zandoná s’est fait un ami en la personne d’Edmundo qui allait ensuite provoquer l’une de ses batailles rangées comme seule l’Amérique Latine sait le faire.

Acte 1 : Zandoná – Edmundo

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Acte 2 : Romario – Zandoná

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Si vous voulez voir la baston dans son ensemble, cliquez ici (ça commence à 5min38)

Sur le terrain, et dans le calme, Vélez portera le maillot tricolore lors de la réception du Santos du Roi Pelé en 1969 alors que les remplaçants porteront les couleurs du Flu lors de la rencontre Boca – Vélez précédant la demi-finale de Libertadores entre Boca et Fluminense en 2008 (que les argentins perdront). Le club, qui célèbre ses 100 ans cette saison, n’a d’ailleurs pas oublié cette amitié puisqu’alors que le troisième maillot du club reste identique à celui de Fluminense pour l’occasion, des drapeaux aux couleurs des deux clubs ont été brandis lors des festivités

Et le V marine dans tout cela ? Une simple coïncidence. Nous sommes dans les années 30 lorsqu’un équipementier propose au club un jeu de maillot marine et blanc arborant ce V. Voulant retrouver les premières couleurs du club, les dirigeants d’alors décident de faire de ce maillot celui de Vélez. 80 ans plus tard, El Fortín est resté fidèle à ces couleurs.

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