La première dans le mille

Par le 12 janvier 2016 | 1 Comment »
La première dans le mille

Pour le retour de la Ligue 1, nous étions à Montpellier où, sans le savoir, nous allions assister à une victoire bien plus historique qu’un simple premier succès de la saison.

Montpellier, 18h30 un samedi de janvier. Alors que le brouillard tombe lentement sur la ville, le froid l’accompagnant, les rames du tram sont loin d’être bondées au moment de se rendre à la Mosson, à une petite trentaine de minute de la Comédie. Aux abords du stade, la foule grossit quelque peu, les gamins des cités voisines vous attrapent pour vous demander si « vous n’auriez pas une place en trop ? ». Quête bien vaine tant 90% des passants les ignorent. C’est une fois entré dans le stade qu’on se rend compte que la soirée sera loin d’être bouillante. Les tribunes sont désertes, mon voisin, avec son bel accent local me glissant « t’inquiète pas, on ne va pas se marcher dessus ce soir. Si on est 7000 ce sera énorme, en même temps, avec ces chèvres… » Comme quoi aux quatre coins de France, les maillots changent, les revendications des supporters restent.

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Le match

L’échauffement se termine, les joueurs reviennent quelques minutes plus tard, la phase retour de la Ligue 1 2015-2016 va alors pouvoir débuter. Côté bordelais, le 4-3-3 est de retour, le bricolage aussi. Chantôme en défense centrale, Saivet en sentinelle, Plasil et NMB devant lui chargés de remonter les ballons, Rolan et Khazri dans leurs couloirs chargés d’alimenter le poteau Diabaté. Bordeaux met le pied sur le ballon semble contrôler une équipe montpelliéraine fidèle aux dires de mon voisin, assez limitée donc. Alors si Bordeaux ouvrira le score sur une but à la Diabaté (comprendre moche au possible), si Rolan croquera une belle occase en fin de première mi-temps et si Khazri avait semble-t-il décidé de ne jamais lever la tête pour se préoccuper du placement de ses coéquipiers, le fait de voir Bordeaux basculer en tête à la pause relevait presque du miracle, celui qui faisait que Yatabaré n’avait pas été informé que les cages ont été raccourcies d’une dizaine de centimètre pendant la trêve. C’est d’ailleurs le vrai souci des girondins. En possession du ballon, les joueurs ont appliqués, dictent le tempo et semblent contrôler la partie, parvenant à générer du danger (parfois de manière assez fluide et agréable – je vous jure), en revanche, lorsque la balle est dans les pieds de l’adversaire, ça devient compliqué, c’est souvent panique à bord avec dans le rôle du plus paniqué d’entre tous Yambéré. Fort heureusement pour la bande à Sagnol, Montpellier ne rime pas avec efficacité. La Mosson pouvait pester, les héraultais allaient vendanger à en rendre jaloux les vignerons médocains en septembre – octobre. Le scénario n’allait pas varier d’un iota en seconde période alors que la température baissait. Montpellier gâchait, Bordeaux n’accélérait pas suffisamment pour se mettre tranquillement à l’abri face à une équipe qui au fil des minutes commençait à ne ressembler à plus rien. Mais qu’importe. Carrasso aura beau se défoncer la main, s’offrir une dernière parade à 90 + 75, la victoire est là. La première de l’année, mieux (ou pire, la première de la saison. Mais plus important, la 1000e dans l’élite.

Les joueurs

Sentiment étrange que d’avoir vu un match qui semblait maîtrisable mais qui ne l’a pas été totalement face à un adversaire pourtant assez inoffensif et souvent stéréotypé. Une fois encore, notre nouveau capitaine Carrasso a tenu la baraque quand il n’était pas sauvé par les poteaux où les attaquants adverses, Contento a été surprenant de justesse offensive mais (heureusement) toujours dépassé défensivement, Poko a souffert toute la soirée face à l’excellent Roussillon, Saivet a marché 90 minutes, Khazri un peu moins (de temps) quand la touche technique de cette équipe repose sur le trio Plasil – Rolan – NMB, la touche immonde sur Yambéré, la touche piquet sur Diabaté toujours aussi décisif malgré un apport dans le jeu proche du néant. Bref, sentiment mitigé donc que celui d’avoir vu une équipe pas forcément exceptionnelle (même si elle nous aura offert quelques belles séquences) qui a semblé pourtant au-dessus d’un adversaire assez limité tout en parvenant à se faire peur. Du Bordeaux en quelque sorte.

La stat qui change tout

A 12, c’est plus facile.

gigi

L’homme du match

Les ultras bordelais venus garnir le parcage visiteurs. Enfin autorisés à se déplacer, ils ont été des plus présents. Merci à eux.

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