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Auteur Discussion:Revue de presse extra-girondine
dada
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Publier Re: Revue de presse extra-girondine
le: 29-11-2016 à 14:27
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zezubial
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Publier Re: Revue de presse extra-girondine
le: 19-11-2017 à 10:04
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Jean-François Larios : «Je suis un clochard de luxe»

Dopage, drogue, sexe, flambe... Jean-François Larios, l'ancien joueur de Saint-Etienne et des Bleus, n'élude rien dans l'interview qu'il nous donne à l'occasion de la sortie de son autobiographie.

Son nom évoque le football des années 1970 et 1980, les Verts et l'équipe de France. Jean-François Larios est ensuite devenu l'agent de dizaines de joueurs français et a pesé sur la carrière de Thierry Henry, Patrick Vieira ou Nicolas Anelka. Il publie son autobiographie, « J'ai joué avec le feu », où il revient sur sa liaison avec la femme de Michel Platini, sa condamnation dans l'affaire des comptes de l'OM et ses excès en tout genre. Nous l'avons rencontré mardi à Paris.

«Je me suis déchiré avec l'alcool et la drogue»

Joueur de talent puis agent influent, Larios a brassé des millions. A 61 ans, il vit pourtant une retraite modeste avec une santé fragile.

«J'ai eu la chance d'avoir une belle vie malgré plein de déboires. Et aujourd'hui, je suis un clochard de luxe. J'ai vécu de grands moments comme footballeur puis comme agent de joueurs. Je peux dire que j'ai bien profité de la vie. Trop, certainement. J'ai gagné de l'argent, je me suis déchiré avec l'alcool et la drogue. Je le paie physiquement. J'ai dû arrêter et me faire soigner. Il y a des limites à tout. Je me demande comment font Mick Jagger et Johnny Hallyday... C'est impossible de ne pas payer les conséquences de ces excès. Je suis amoché. Je n'ai plus le droit de fumer, de boire beaucoup d'alcool. Et je ne peux plus faire que du vélo d'appartement. Je l'ai échappé belle et je suis en sursis. Si je continue à faire l'imbécile... J'ai perdu mes parents, il me reste seulement mon fils, quelques amis et membres de ma famille. Je vais essayer de profiter de ma petite retraite au soleil.»

«Je l'avais dans la peau, je ne pouvais rien y faire»

Mai 1980, Jean-François Larios tombe fou amoureux de Christelle Platini, la femme de Michel, son coéquipier à Saint-Etienne et en équipe de France, dont il ne prononce d'ailleurs jamais le nom. Une folle passion avec Yeux bleus qui va durer deux ans.

«C'est l'histoire d'Adam et Eve, la faute originelle. Mais c'était un coup de foudre, une véritable histoire d'amour. On pensait qu'on était bien cachés mais cela s'est ébruité malheureusement... Avec lui (Platini), on ne s'adressait plus la parole. Pas même un bonjour. Mais on continuait à jouer ensemble. Quand on a un contrat, on ferme sa gueule. On était au milieu du championnat, il y avait la Coupe du monde qui arrivait... En janvier 1982, je vais voir le sélectionneur Michel Hidalgo pour lui expliquer la situation. Je lui propose que pour le bien de l'équipe, je vais prétexter une blessure et ne pas aller au Mondial (NDLR : en Espagne). Il a refusé. Mais j'étais devenu tricard. C'est lui (Platini) qui décidait qui joue ou pas en équipe de France. Je le savais, j'ai pris mes responsabilités. Cela aurait été différent si cela avait été un joueur lambda. Il y a des choses comme celles-là qui se sont passées dans d'autres clubs et ce n'est pas sorti. Une femme qui part avec le meilleur ami de son mari, cela arrive parfois dans la vie. Finalement, elle m'a dit au revoir au téléphone, elle a choisi de ne pas rester avec moi. J'ai dû l'accepter. [Avec Platini], nous nous sommes revus une seule fois en 2001 sur une plage de l'île Maurice. Je faisais un footing et lui sortait de l'eau. Il s'est juste pris la tête entre les mains en me voyant mais on n'a pas eu un mot.»

«J'ai beaucoup gagné... et perdu !»

Joueur de ballon, Larios l'était aussi avec l'argent. Au point de gagner beaucoup mais également de se brûler les ailes...
«Pour le procès des comptes de Marseille, j'ai eu la brigade financière sur le dos pendant sept ans. Ils ont téléphoné à la Française des jeux car en une année, j'avais gagné 12 millions de francs au loto sportif (NDLR : environ 2,4 millions d'euros). J'avais touché 8 fois les 13 bons résultats. Il faut dire qu'à chaque fois, je jouais 100 000 francs. C'est pour cela qu'ensuite une loi a interdit aux gens du métier de parier. J'étais accro. Ce qui m'intéressait le plus, c'était la roulette. Parfois ça marche. Il y a une année où j'ai fini positif au casino de Monaco. Ensuite j'y ai aussi été interdit d'entrée. Mais tout l'argent que j'ai dépensé, je l'ai gagné ! Dans la vie, il y a ceux qui vivent comme des épiciers et ceux qui s'éclatent. Moi, partir au Club Med, ce n'était pas mon style. Je prenais une baraque à Ibiza en juillet et août, un bateau, tout ce qu'il fallait. Je prenais des ecstasys, de l'alcool, de la cocaïne et je faisais la fête. Mais jamais quand je bossais. Là, j'étais clean. Il ne faut pas mélanger le plaisir et le boulot.»

«A l'époque, il n'y avait pas de contrôle antidopage»

Larios raconte comment dans les années 1970, le service médical de l'AS Saint-Etienne, alors l'équipe phare du Championnat de France, lui fournissait des « vitamines » qui étaient en fait du Captagon (amphétamines).
«Je ne me suis pas dopé à tous les matchs mais juste lors de grandes occasions pour être à l'égal des Hollandais ou des Allemands. Une fois, on prend une raclée à la maison face à Mönchengladbach (4-1). Moi j'avais pris du Captagon mais, eux, ils avaient vraiment autre chose, des cocktails qu'on ne connaissait pas. Ils étaient très en avance. Vous pensez que lorsque l'Ajax Amsterdam est trois fois champion d'Europe avec Cruyff et toute la clique, ils étaient clairs ? Johnny Rep, que j'ai ensuite connu à Bastia puis à Saint-Etienne, il me disait viens on va prendre une petite pastille en rigolant. Mais on ne se sentait pas coupables. On ne savait pas ce qu'on nous donnait. On parlait de vitamines. Mais ce n'était que des amphétamines. Après, on a inventé mieux que cela avec l'EPO, les hormones de croissance... Aujourd'hui, les joueurs ont des cadences folles mais sont mieux encadrés par des médecins, des diététiciens, des kinés, des coachs personnels et même des psys. Il n'y a plus les excès qu'on a connus. Ce serait impossible pour eux de vivre comme je l'ai fait.»

«J'ai joué avec le feu» de Jean-François Larios avec la participation de Bernard Lions. Éditions Solar. 17,90 euros.

BIO EXPRESS
61 ans
17 sélections en équipe de France entre 1978 et 1982 (5 buts)
4e de la Coupe du monde 1982
Triple champion de France avec Saint-Etienne (1975, 1976, 1981)
Finaliste de la Coupe de l’UEFA avec Bastia (1978).

Source: Le Parisien.

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